Le journal MIDI LIBRE parle du Domaine Virgile Joly

Journal Midi Livre


Les vins sincères d’un jeune « artiste »

C'est sur l'un des meilleurs terroirs du Languedoc-Roussillon, Saint-Saturnin, que Virgile Joly a choisi de se lancer dans l'aventure viticole en 2000.Aujourd'hui à la tête d'un domaine de huit hectares et demi, il produit des vins pour l'élaboration desquels il laisse faire la nature. Qui fait merveille.

Vent SudPetit-fils de viticulteurs, le vin s'est imposé à lui très tôt. "À dix-sept ans, je savais que c'est dans ce secteur que je tracerais ma voie", confie Virgile Joly qui a obtenu son diplôme d'oenologue à Montpellier et l'a complété par un DESS de gestion. "J'ai commencé par aller vinifier le vin au Chili en février; avant de revenir faire de même dans le Biterrois septembre". Un travail très intéressant. "Mais on touchait là au monde des wineries", explique celui qui ne rêve que de production artisanale dans laquelle "la main, l'œil et le coeur que l'on met à l'ouvrage" font toute la différence. Un rêve tenace qui le pousse à sauter le pas et à tenter sa chance du côté de Saint-Satnrnin, sur les plateaux héraultais, "parce que c'est un terroir voué à la qualité".

Des vins de garde biologiques

Il démarre en 2000 sur à peine un hectare, en location. Cinq ans plus tard, Virgile Joly exploite huit hectares et demi de vignes, dont un tiers seulement lui appartient, et possède en plein coeur du village son chai de vinification ainsi que son chai d’élevage. Sur son domaine, entièrement reconverti en agriculture biologique, il produit des vins de garde élaborés à partir des meilleurs cépages (grenache, syrah, carignan, cinsault) présents sur ce terroir depuis fort longtemps. Son blanc, "Virgile", et ses deux rouges, "Saturne" et "Virgile" ont cette concentration et ce soyeux dans les tanins qui font de la moindre dégustation un vrai moment de plaisir. Inutile de préciser que la vendange est manuelle, les rendements très faibles et le travail en cave fait sans l'apport de produits chimiques. "Le raisin fermente tout seul", précise le vigneron qui commence à avoir une certaine notoriété auprès des cavistes de la région ainsi qu'à l'étranger où il vend 80% de sa production. Pour l'été, il vient d'élaborer un nouveau vin, "Le Joly Rouge", à boire frais (12 à 14°) sur une grillade, un cake de foie de volaille ou une tarte à la tomate et aux herbes et dont la bouteille est fermée par une capsule à vis "pour en préserver tous les arômes". Du travail d'artiste.

Marie-Claire Pit - VENT SUD Juillet 2005
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